On reste médusé devant les images de ce paquebot géant échoué tel un cétacé sur cette île italienne ! La réalité dépasse encore la fiction des films catastrophes sur le sujet et cela s’est passé près d’une côte, presque sous les yeux du monde entier. Les témoignages des rescapés relatant des scènes de paniques font frémir à l’idée de se retrouver coincés dans une cabine et voir l’eau monter… D’autant qu’une bonne partie n’ont pas d’ouverture vers l’extérieur. Personnellement, je n’y passerai certainement pas une nuit. Je n’aurais d’ailleurs pas l’idée de monter sur ces monstres pour faire une croisière. La densité de population y est trop élevée. Plus de quatre mille personnes sur moins de 300 m par 30 m. L’intimité n’existe pas ! Impossible de franchir un couloir sans croiser quelqu’un. Pas question d’admirer la mer en solitaire. La voit-on encore du haut de ces immeubles flottants ? Elle n’est plus que l’élément porteur sur lequel glisse sans heurts ces navires démesurés et impersonnels. Jusqu’à ce que l’élément liquide se rappelle à ceux qui l’avait oublié et que la poussée d’Archimède ne s’exerce qui s’il n’y a pas de trou dans la coque.
Sans parler du centre de gravité qui remonte au-dessus du centre de poussée et fait chavirer rapidement ces navires trop hauts… Ce soir, il paraît que la pollution menace. Le gasoil certes, mais aussi les toilettes qui, évidemment, n’ont pas eu le temps d’être vidangées. Une belle « marée noire » en perspective…
Au chapitre du ridicule qui ne tue pas : la remise d’une médaille en chocolat à l’opposante birmane Aung San Suu Kyi par notre bon ministre des affaires étrangères. Quelle audace en effet que de remettre cette « décoration » de pacotille à une personnalité qui a déjà reçu le prix Nobel de la paix pour sa lutte contre la dictature féroce qui opprime les Birmans depuis 30 ans ! Et sûrement pas avec l’aide de la France qui aurait du aussi récompenser Total pour sa coopération fructueuse avec la junte pour exploiter pétrole et gaz (mais vous pourrez me rétorquer à juste titre que d’autres pétroliers occidentaux ont fait de même). Cette grande dame a eu beaucoup de panache pour accepter sans éclater de rire cette breloque française attribuée chez nous à des acteurs de série B, des chanteurs sans talent et des marchands de soupe (*). Et remise des mains d’un politicien condamné par la justice de la ci-devant patrie des droits de l’homme ! On se pince pour ne pas rire ou au contraire de respirer profondément pour ne pas s’étouffer de honte.
(*) Je ne peux m’empêcher de penser à feu Jean Yanne qui disait à propos de la légion d’honneur, attribuée à l’époque à Brigitte Bardot, que comme le papier toilette, elle convenait à toutes les fesses.
PS : j’ai bien ri en rédigeant cet article !
janvier 22, 2012 à 3:27 |
Mais voyons ces politiciens n’ont aucune conscience et ce monsieur croit certainement bien faire. Geste condescendant et raciste. Voilà tout.